Crédit photo : Didier Péron
Avant de se tourner vers la contrebasse, Amélie Lejosne a d’abord étudié le violon pendant 12 ans et les langues étrangères. Séjournant 5 ans au Japon, elle y enseigne le français et l’anglais et pratique le chant traditionnel «shima-uta» auprès du maître Yutaka Tsuboyama, qui l’invite à l’accompagner au violon. Elle pratique également les percussions et chants traditionnels de Guinée à l’école Tam Tam Mandingue Japon, avec Ken Tokuda et Mamady Keïta.
Diplômée du Conservatoire de Lille en contrebasse classique et contrebasse jazz, titulaire d’un Bachelor en contrebasse du Conservatoire de Liège, elle obtient en 2024 un Master « Recherche et Pratiques d’Ensemble » (instruments historiques) de l’Abbaye aux Dames de Saintes et Universités de Tours/Poitiers. Elle transmet aujourd’hui sa passion pour la musique en conjuguant interprétation, pédagogie et création de contes musicaux.
Intéressée depuis toujours par le conte, elle utilise ce format depuis 2013, afin de tisser des liens entre ses diverses influences culturelles, mettre en valeur les cultures traditionnelles, permettre le dialogue interculturel, jouer et chanter. Ce sont «Urashima Uta», théâtre d’ombres musical (2013), «Shizuka», avec Satomi Hashimoto, danseuse japonaise (2016), «Amaterasu», épisode de la mythologie japonaise (2018), «Nube de Agua» (2017), adapté sous la forme de «Le jongleur, la vache et l’araignée» (2023), conte musical avec Alexander Calvo, et « Le Colibri », conte musical interdisciplinaire et inclusif d’après une légende amazonienne (2025).
Elle travaille en parallèle la voix dans le répertoire traditionnel et populaire par le biais d’une pratique chorale (Popayán) et de stages auprès d’Emmanuel Pesnot et de l’école Glotte-Trotters de Martina A. Catella.
Son projet solo s’articule autour de compositions et arrangements de chants traditionnels du Japon et d’Amérique latine, aux confluents de l’improvisation, des musiques populaires, des écritures classique et contemporaine, dans un format original contrebasse + voix. Après avoir obtenu en 2024 une bourse de compagnonnage de la FAMDT/Adami pour travailler sur les outils mobilisables pour ce projet (improvisation, arrangement, looper…) auprès du guitariste et compositeur Pierrick Hardy, elle intègre en 2025 le Collège Doctoral Européen Glarean en Interprétation et Création Musicales. Elle poursuit ainsi sa démarche de recherche-création interdisciplinaire, explorant, à partir des chants traditionnels «shima-uta» de l’île japonaise d’Amami-Ōshima, la rencontre entre tradition, écriture, improvisation et création musicale, dans une posture de reliance entre deux mondes.