Crédit photo : Didier Péron

Interprète, pédagogue et créatrice, Amélie Lejosne a d’abord étudié le violon et les langues étrangères. Séjournant 5 ans au Japon, elle y enseigne le français et l’anglais et pratique les chants traditionnels shima-uta auprès du maître Yutaka Tsuboyama, qui l’invite à l’accompagner au violon. Elle pratique également les percussions et chants traditionnels de Guinée à l’école Tam Tam Mandingue Japon, avec Ken Tokuda et Mamady Keïta, avant de se tourner vers la contrebasse.

Diplômée du Conservatoire de Lille en contrebasse classique et contrebasse jazz, elle poursuit sa formation au Conservatoire Royal de Liège et à l’Abbaye aux Dames de Saintes et Universités de Tours/Poitiers (pratiques d’ensemble sur instruments historiques). Elle s’est formée auprès de Catherine Rey, Mathieu Petit, Éric Mathot, James Munro, Joe Carver, Yves Torchinsky, Jean-Daniel Hégé et a suivi des masterclasses auprès de Yann Dubost, David Desimpelaere et Roberto Koch.

Elle utilise le format du conte musical depuis 2013 dans une perspective interculturelle. Ce sont «Urashima Uta», théâtre d’ombres musical (2013), «Shizuka», avec Satomi Hashimoto, danseuse japonaise (2016), «Amaterasu», épisode de la mythologie japonaise (2018), «Nube de Agua» (2017), adapté sous la forme de «Le jongleur, la vache et l’araignée» (2023), conte musical avec Alexander Calvo, et « Le Colibri », conte musical interdisciplinaire et inclusif d’après une légende amazonienne (2025). Dans ce cadre, elle a travaillé auprès de collectifs d’enfants et de personnes en situation de handicap (conception, travail vocal et apprentissage de chants, écriture de chansons, mise en scène…).

Elle travaille en parallèle la voix dans le répertoire traditionnel et populaire par le biais d’une pratique chorale (chœur latino-américain Popayán dirigé par Hernán Alcalá), ainsi qu’auprès de Constanza Guzmán, Emmanuel Pesnot et l’école Glotte-Trotters de Martina A. Catella. 

Son projet solo s’articule autour de compositions et arrangements de chants francophones, du Japon et d’Amérique latine, aux confluents de l’improvisation, des musiques traditionnelles et populaires, des écritures classique et contemporaine, dans un format original contrebasse + voix.
Après avoir obtenu en 2024 une bourse de compagnonnage de la FAMDT/Adami  pour travailler sur les outils mobilisables pour ce projet (improvisation, arrangement, looper…) auprès du guitariste et compositeur Pierrick Hardy, elle intègre en 2025 le Collège Doctoral Européen Glarean en Interprétation et Création Musicales. Elle poursuit ainsi sa démarche de recherche-création interdisciplinaire, explorant, à partir des chants traditionnels shima-uta de l’île japonaise d’Amami-Ōshima, la rencontre entre tradition, écriture, improvisation et création musicale, dans une posture de reliance entre différents mondes.